"there will be blood" (PaulThomas Anderson)

Publié le par jeanne

There will be blood raconte l’enrichisssement d’un self-made man américain, au début du 20ème siècle, qui cherche et trouve du pétrole. C’est un misanthrope arriviste, qui piétine tout ce qui se trouve sur sa route, et réussit. A travers lui, There will be blood raconte aussi l'avènement du capitalisme, ainsi que la lutte entre le pouvoir de l'argent et celui de la religion, pour dominer les Hommes.

Tout pèse trop lourd dans ce film. Daniel Day Lewis en fait des tonnes, la musique qui voudrait égaler la puissance de celle d’Ennio Moricone (ai-je eu l’impression), ne parvient pas à créer l’univers très particulier et pourtant indissociable des films de Leone. Ce « grand » film ne m’a pas accrochée, n’a pas « fonctionné » pour moi. Grand à cause de sa durée, le buzz autour, l’acteur oscarisé. Ne fonctionne pas, à mon avis, parce qu’il se veut « grand ». Je crois, peut-être à tort, qu’un film ne devient grand que quand il se retrouve face à ses spectateurs, selon ce qu’il produit sur eux, pas avant. Ici, le réalisateur semble viser le chef d’oeuvre, faire son « Scarface» (il paraît qu’un journaliste a dit ou écrit ça quelque part, alors on s’est dit la même chose), et cette intention prend le pas sur la sincérité et la proximité avec son personnage. Il m’éloigne du coup aussi, de son film. Je ne sais pas si c’est un bon ou un mauvais film, mais sa facture m’a laissée dans la salle, et c’est dommage, parce que je ne suis jamais allée en Amérique.                                                               JD

Publicité

Publié dans films

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
J'aime bien cette analyse : l'homme est sans sentiment. Il avance, c'est tout, mais sans aimer ni s'aimer, presque par cynisme. Pendant tout le film, je me suis dit : voilà un chef d'oeuvre absolu ! Un classique enfin, avant qu'on ait mis l'étiquette après le passage du temps, mais la fin m'a surprise... J'en connais qui l'ont trouvée sublime, donc mon jugement n'est que mon jugement mais pour moi, c'est un très grand film, avec deux grands acteurs immenses, deux rocs !
Répondre
F
Le film s'ouvre sur un homme qui creuse un puit, à la recherche d'un gisement de pétrole.<br /> L'échafaudage est bancal, l'homme fait une chute qui pourrait lui être fatale.<br /> Il se relève.<br /> On sait que rien ne l'arrêtera plus.<br /> Pour moi c'est l'image du film.<br /> <br /> Le réalisateur filme des fauves dressés pour tuer.<br /> La place du spectateur est celle d'un visiteur au Zoo.<br /> Anderson ne moralise pas, ne prend pas partie,<br /> il raconte juste l'histoire d'un homme sans affect.<br /> Le film est la:Ce n'est pas un pamphlet contre le capitalisme, ni contre la religion, ni sur le pouvoir.<br /> Juste un portrait d'un homme sans aucun sentiment.<br /> <br /> <br /> Étonnant également la quasi-absence des femmes, reléguées au rang d'accessoires.
Répondre